LA BELLE BÊTE
Isabelle-Marie, la soeur
Thérèse Blais
Patrice, LA BELLE BÊTE, le jeune frère
Richard Bernier
Louise, la mère : Elisabeth Lesault
Lanz, le beau-père : Richard Leclercq

En 1981, j'écris à Marie-Claire Blais lui faisant part de mon désir d'adapter et de mettre en scène LA BELLE BÊTE, son premier roman écrit à l'âge de 17 ans.

Elle me donne rendez-vous au café du Ritz.

Impressionné, tremblant de peur et de trac, je lui lance timidement ferme : " je veux faire l'adaptation théâtrale de LA BELLE BÊTE et en faire la mise en scène à L'ESKABEL. Je souhaite que vous ne preniez pas connaissance de l'adaptation, que vous n'assistiez à aucune répétition et que vous fassiez l'honneur d'assister à la " première "

Et j'entends cette voix, aussi douce que son regard, me dire : " Je n'en attendais pas moins de vous. Je serai en Europe à ce moment-là. Je reviendrai expressément pour la Première le 27 février. "

Le moins qu'on puisse dire de Jacques Crête, c'est qu'il n'a pas froid aux yeux. Quelle audace quand même, de s'attaquer à une reproduction théâtralisée du premier roman d'une adolescente devenue écrivain à succès, une œuvre qui, comme l'écrivait en ces pages le critique littéraire Gilles Marcotte, en 1959, à la parution du livre, " nous conduit du charme au malaise, et du malaise à l'effroi ".

Le Devoir avril 1982 par Jacques Larue-Langlois